claire_geometrie_2014.jpgclaire_geometrie_900px.jpgiroko_vignette.jpgla_tete_a_l_envers_2014.jpgle_secret_2014.jpgpaysage_d_ete_900_px.jpgpaysage_ete_2014.jpgrose_800_px.jpgrouge_et_ombre_2014.jpgrouge_et_ombres_60x97_cm_900_px.jpgtout_est_fete_2014.jpgtout_est_fete_900px.jpg

La tête à l'envers, par Floriande CHEREL

"La tête à l'envers":

Cinq personnes se sont réunies pour déguster ce vin avec moi. Une fois explicitées les règles du jeu - «Vous engagez vous à décrire ce que vous sentez ?», voici les qualificatifs et expressions qui m’ont marquée :

- Ce vin est vert !

- Rouge et terre mais c’est le vert qui domine.

- On dirait un Bruegel…

- Il est ancien, mais ancien n’est pas le mot.

- « Gargantuesque », ça pourrait le définir ?

Munie de ces étranges adjectifs, du nom de ce vin qui à lui seul aurait pu faire un tableau et de son goût puissant (ni moderne, ni ancien mais terrestre et profond), j’ai choisi de le représenter comme je le sentais : de manière brute, directe, en peignant directement sur le motif. Installée au bord d’un lac j’ai observé tout un monde inversé dans la multitude des reflets, les nuances de verts, l’odeur de l’eau, de l’humus, de tout ce qui décante, et je me suis demandée quels étaient les liens existant entre une sensation brute, sa description et l’élaboration d’un vin.